Le 3 septembre dernier, Arte a diffusé un reportage intéressant  : Hyperconnectés, le cerveau en surcharge.

On y parle de la capacité des dernières générations à zapper d’une tâche à l’autre… comme d’un mythe.

Les jeunes plus multitâches : un mythe bien ancré

L’idée que certaines personnes seraient multitâches est réfutée par les travaux de chercheurs de l’INSERM. Thierry Venin, sociologue, le martèle : « Le fantasme qui consiste à renforcer les jeunes dans l’idée qu’ils peuvent être plus multitâches que leurs aînés ne correspond à aucune cognitive sérieuse. Cela les conforte dans un zapping compulsif qui va leur faire beaucoup de mal. »

Le sociologue prouve même l’inverse en s’appuyant sur une étude :

Si les jeunes générations étaient si douées pour le mode multitâche sur les outils numériques (car ils sont nés avec), il devrait y avoir une baisse mécanique du stress liés à l’usage de ces outils chez ces générations par rapport aux générations précédentes.

Or, une enquête menée par GFK au niveau européen auprès de 30’000 salariés prouve… que c’est en fait l’inverse qui se produit ! La génération née autour des années 2000 est significativement plus stressée que les autres lors de l’usage de ces outils.

multitâche et soutien scolaire Le Bon Binôme

Résister aux sollicitations multiples : un vrai défi

Maintenant que ce neuromythe est déconstruit, il s’agit d’apprendre à résister aux sollicitations multiples. Mais comment ?

L’attention se travaille comme un muscle : il faut donc l’exercer :

1. Découper en petites tâches

Un enfant a qui l’on dit de ranger sa chambre voudra tout faire d’un coup. Cela n’étant pas possible, il perdra rapidement son attention et se mettra à une autre activité. Il faut donc décomposer : ranger les livres dans l’étagère, mettre les jouets dans la caisse puis mettre ses affaires dans son cartable.

2. Limiter son temps pour chacune de ces petites tâches.

On commence une tâche et on la termine avant d’en commencer une autre.

Sinon en commençant quatre tâches une à une sans terminer la précédente, toutes les tâches restent comme des dossiers ouverts en suspens, utilisant de la mémoire vive et fatigant le cerveau.

Reprendre possession notre attention est essentiel. Le chercheur l’explique : il faut laisser notre cerveau se déconnecter afin d’activer le réseau de neurones appelé « réseau par défaut« . Ce dernier s’active quand on ne fait rien, quand on n’est pas concentré sur une tâche (par exemple lorsque l’on conduit sur une route que l’on connaît bien, par beau temps et sans trafic).

Ce réseau joue un rôle fondamental pour la synthèse de notre mémoire. Il est donc « essentiel pour le bien-être et notre insertion dans le monde ». C’est pour cela que Jean-Philippe Lachaux, chercheur à l’INSERM de Lyon et l’équipe pédagogique d’une école de la région lyonnaise ont créé ATOL, un atelier d’apprentissage de l’attention dans les école. Un millier d’élèves y participent déjà. A suivre.

Augmenter son attention pour améliorer son niveau scolaire

Nous l’avons vu, l’essentiel est de permettre à l’enfant, qu’il soit au primaire, au collège ou au lycée, de se concentrer pleinement sur une tâche pour éviter de disperser son attention.

Avant de commencer à faire ses devoirs le soir, ou dans le cadre d’un cours particuliers à domicile, il peut être utile de commencer la séance par un moment de respiration calme, ou de méditation.

Comment faire ? Fermer les yeux, respirer calmement et se concentrer sur sa respiration. Vous pouvez utiliser une aide pour se contrer que Le Bon Binôme a développé avec une sophrologue : Dans ma bulle.

Idéal avant de faire ses devoirs le soir, avant de se plonger dans sa leçon de mathématiques, ses exercices de physique-chimie ou une étude de texte en français par exemple.



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