Mon parcours d'étudiante en Médecine | Le Bon Binôme
Andrée étudiante en médecine

Andrée, 20 ans, étudiante en 4ème année de médecine à Paris Descartes / Université de Paris

Quel a été ton parcours?

Au lycée, à Hélène Boucher (Paris XX), j’ai fait S SVT, ce qui n’existe plus mais supposait de se focaliser sur les maths, la physique-chimie et la SVT – cursus logique pour faire des études de médecine ! J’ai passé un bac euro anglais, que j’ai obtenu avec plus de 18 de moyenne. Je ne passais pas pour autant mon temps à travailler, je faisais partie de plusieurs associations lycéennes, je faisais du chant, et je voyais beaucoup mes amis. J’ai été prise en PACES à Descartes, et je me suis inscrite en parallèle à une prépa privée. Ce n’est pas indispensable, le tutorat peut suffire, mais ça m’a aidée. Je n’avais pas de méthode de travail, j’avais besoin d’être encadrée. C’était une année extrêmement stressante, avec la réforme de la PACES 1 je savais que je n’aurais pas de deuxième chance, contrairement aux étudiants des années d’avant. Après l’écrit, j’étais dans le numerus clausus mais pas suffisamment haut pour être dispensée d’oraux. Sur le papier, j’ai le parcours idéal, j’ai réussi tout ce qu’il fallait, mais en réalité cela n’a pas été si lisse, ma première note à la fac était un 6 par exemple !

Quand as-tu su quelles études ou quel métier tu souhaitais faire?

Très tôt ! Dès la fin du collège, j’étais sûre de vouloir faire médecine ; dès le primaire, j’y pensais… ou alors, architecte ou présidente de la République ! A mon avis, il n’est pas nécessaire de savoir si tôt ce qu’on veut faire pour réussir en médecine, mais par contre il faut être vraiment sûr de soi. La pression est tellement grande que sinon on baissera les bras.

Quelles étaient tes matières préférées et/ou fortes au lycée? 

J’aimais beaucoup la physique, j’ai passé le concours général de physique d’ailleurs. Cette matière était ma préférée avec les SVT. Mais j’aimais quasiment toutes les matières, y compris le latin que j’ai gardé jusqu’au bac ! Les maths sont l’une des matières qui m’intéressaient le moins. 

Qu’est ce qui te plaît dans ton parcours (intérêt des matières, ambiance, façon de travailler…) ?

Tout ne me plaît pas : la quantité de par cœur est énorme, les évaluations sous forme de QCM sont quasiment humiliantes ! On ne peut jamais apporter la moindre nuance… Ma matière préférée est la sémiologie, qui est l’étude des symptômes des maladies ; elle touche à toutes les matières, tous les systèmes du corps humain. J’aime énormément la partie pratique, qui a pris du temps à arriver dans le cursus, à la fois à cause de l’organisation de Descartes et à cause du Covid.

Une autre chose qui me plaît, c’est la possibilité de diversifier son parcours en faisant un double cursus en DFGSM 2 et 3 (2eme et 3eme années) : j’ai fait Humanités Médicales, mais on peut faire des Sciences ou du Droit si on veut.

L’ambiance me plaît aussi, du moins sa dimension festive ! Les gens sont très attentifs aux autres. Je me suis blessé le genou au ski durant un séjour étudiant, cinq externes sont passés les uns après les autres voir si ça allait !

Quelles sont les qualités essentielles pour réussir dans ton domaine? As-tu des conseils à donner à un élève qui voudrait suivre le même parcours que toi ?

Il faut être tellement sûr de soi qu’on est prêt à renoncer à une vie sociale normale, une vie familiale normale… et même une vie normale tout court ! Je n’ai jamais autant pleuré qu’en PACES ! Mais je n’ai jamais lâché prise. Et ça valait le coup.

Ma méthode de travail a évolué : en PACES je n’allais pas en cours, je regardais les enregistrements de cours en accéléré, je lisais les fiches et je me testais directement. À chaque fois que je revoyais un cours, je commençais par me tester pour ne revoir que ce que j’avais raté. Maintenant, je prends mes notes directement sous forme de question-réponse, ce qui me permet de réviser facilement.

Quels sont tes projets pour la suite ?

Un bon classement aux EDN (Examens Dématérialisés Nationaux), le nouveau concours de l’internat, et devenir interne en médecine interne ou en cardiologie, si je ne change pas d’avis d’ici là ! Au fur et à mesure des stages, on se découvre des intérêts qu’on ignorait.

Dans un futur plus lointain, je voudrais devenir professeur d’éthique médicale à la fac, ce qui suppose de faire deux thèses. C’est le statut de PU-PH (Professeur d’Université-Praticien Hospitalier) : on reste praticien hospitalier et on enseigne en parallèle.


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