Vous connaissiez les primes offertes par les banque aux bacheliers. Ce système initié par le Crédit Mutuel en 1989 a fait des émules puisque la majorité des banques l’ont depuis mise en place.

L’objectif est purement commercial : attirer par une prime les bacheliers ayant obtenu les meilleurs résultats au bac. Les conditions d’attribution et la valeur de cette prime varient selon les banques et les résultats obtenus : mention assez bien, mention bien, très bien ou les félicitations.

Retrouvez ici les banques qui offrent des primes aux bacheliers. Les banques misent sur le fait que ces excellents bacheliers ne manqueront donc pas de réaliser des études et gagneront des revenus élevés et stables.

Mais depuis quelques années nous voyons émerger ce système de prime au sein d’instances publiques (les municipalités, les régions etc.). Ces dernières se défendent pourtant d’une approche commerciale.

argent bac soutien scolaire Le Bon Binôme

Quel est intérêt d’une prime  aux bacheliers ?

Encourager le goût de l’effort nous répondent-ils. Cela interroge : est-ce que seuls les bacheliers avec mention sont méritant ? Est-ce qu’un élève qui a eu un parcours complexe et qui trouve la motivation pour décrocher son bac avec 10 de moyenne en travaillant d’arrache-pied pendant sa terminale n’est pas méritant ?

Et de manière plus générale, il me semble que cela révèle un problème : si on offre cette prime pour donner le goût de l’effort, est-ce que cela veut dire que la récompense du baccalauréat, marqueur symbolique d’un passage à l’âge adulte et sésame d’entrée aux études supérieures, n’est plus une récompense en soi ?

Et dans ce cas si le jeu n’en vaut plus la chandelle, faut-il le subventionner avec de l’argent public ?

Le bac perd-t-il de sa valeur ?

Sa valeur symbolique, c’est certain, avec l’accroissement des études supérieures. Finir son lycée et obtenir son bac n’est plus suffisant, et le bac+5 encore élitiste il y a 30 ans se démocratise à grande vitesse.

Nombre de professeurs notent les élèves différemment dans leur établissement qu’au bac.

L’évolution du taux de réussite au bac le prouve également : de 63% en 1980, nous avons atteint 88% en 2017.

Retrouvez l’historique des résultats du bac depuis 50 ans ici.

Besoin d’aide dans une matière ? Le Bon Binôme propose une solution ajustée et efficace pour chacun des ses étudiants.


Étape 1 sur 2

  • Tous nos conseils pour accompagner la scolarité et l’orientation de votre enfant sont dans Ed, la newsletter de l’éducation. Abonnez-vous !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *