Comment réussir en français ? | Le Bon Binôme

Si la réforme du lycée en cours va conduire à une redistribution des enseignements, le cours de français garde une place centrale ; pour réussir en français, il est plus que jamais nécessaire de travailler cette matière pivot des programmes scolaires de façon efficace.

Un cliché, cependant, à la vie dure : en français, hormis les règles de grammaire, l’orthographe et la conjugaison, il n’y aurait rien à apprendre. Ainsi, au fur et à mesure qu’un élève progresserait, du primaire au lycée, la nécessité de réviser, et même d’apprendre, disparaîtrait. A la limite, on n’aurait pas besoin de prendre des notes… Être « bon en français », « littéraire », serait un don. Le cours fonctionnerait par une sorte d’imprégnation automatique réservée à ceux qui aiment la matière. Quant aux autres, à part prendre leur mal en patience, ils n’auraient guère d’option.

Le français constitue-t-il, au sein des disciplines enseignées, une telle exception ? Personne n’envisage que la physique, l’histoire, les maths ou l’allemand s’apprenne par la seule grâce de l’imprégnation : il y a des connaissances à mémoriser, des règles à retenir, des méthodes à s’approprier ! Mais en français ? En français aussi, évidemment. Alors, comment réussir ? En apprenant !

Réussir français soutien scolaire Le Bon Binôme

Réussir en français : analyse et expression

La plupart des cours de français, souvent dès le collège, sont des analyses de textes. Bien sûr, ces analyses se fondent sur des outils et des méthodes. Être capable de reconnaître une paronomase ou une métonymie ne relève pas du talent, mais bien de l’apprentissage. Il faut avoir mémorisé la définition des procédés littéraires, et avoir acquis assez de pratique pour que les figures de style nous sautent aux yeux dans un texte nouveau. Tout compte fait, ce n’est pas si différent de l’identification d’une identité remarquable dans une équation !

Même chose pour les travaux de rédaction : si on ne retombe pas deux fois de suite sur le même sujet, on réutilise les mêmes structures. Travail de brouillon, types de plans de dissertation ou de commentaire, structure de l’introduction et de la conclusion…  Il faut apprendre les fiches méthode, et les comparer avec tous les exemples qu’on peut rencontrer. On exploitera, en particulier, les corrections de DST. Quant à la syntaxe, elle s’améliore évidemment par l’exemple. Il s’agit de mémoriser de nouvelles façons de s’exprimer, de se concentrer sur la façon dont des exemples peuvent être reliés au texte…

Réussir en français : de nombreux outils à manier

Et ce n’est pas tout ! Pour arriver à analyser un texte, à rédiger un commentaire composé, il y a une multitude de questions à se poser dessus, qui permettront de le mettre en perspective. Quel système de temps a été choisi ? Quelle focalisation ? Quelle vitesse narrative ? Or, quand on est face à un texte, aucune de ces questions n’est explicitée. Pour être capable de se les poser, il faut non seulement avoir mémorisé des définitions, mais surtout avoir acquis, par la réflexion et la répétition, une méthode. Sans quoi on se trouve limité à l’analyse de quelques champs lexicaux et à la paraphrase, et incapable de dépasser la moyenne… Par manque de travail, pas de talent.

Ainsi, acquérir des méthodes est essentiel. C’est d’ailleurs ce qu’on cherche, la plupart du temps, quand on prend des cours particuliers de français.

Connaissance de la littérature : le cours de français ne contient pas que les textes du descriptif de l’EAF !

Seulement, pour appliquer des méthodes, encore faut-il un substrat culturel ! Faire des sujets d’annales, prendre modèle sur les corrigés – ceux du professeur, ou ceux des annales du brevet et des épreuves anticipées de français -ne suffisent pas.

On sait tous que le bac de français, à l’oral, porte sur une liste de textes étudiés en cours. Ceux-là, en première, on les travaille et on les révise. Autrement dit, bien souvent, on apprend leur explication par cœur, présentation comprise. Au mieux, on rédige des fiches de révision, qui résument l’essentiel du commentaire de texte. Pourquoi pas, mais… la moitié de l’épreuve, et des points, correspondent à un « entretien » sur ce qui a été étudié pendant l’année, soit beaucoup plus que cette vingtaine de textes. Réussir cet entretien suppose des connaissances larges. Cela suppose, en outre, assez de recul pour faire le lien entre elles et les questions posées. Or la culture ne s’acquiert pas en huit mois, et encore moins en quatre fiches !

Pour réussir en français, la culture se construit dès le collège

La culture : malgré le proverbe, quand on n’en possède guère, il est impossible de l’étaler. C’est particulièrement flagrant dans les copies de DST, de bac ou de concours. Heureusement, la culture, comme son nom l’indique, ne pousse pas toute seule – à l’inverse, des efforts réguliers permettent de la développer – et de développer, par la même occasion, sa confiance en soi. Comment ?

En premier lieu, il faut mémoriser les cours d’introduction des séquences, les recherches personnelles, les dossiers des œuvres complètes, le manuel, et bien souvent tous les autres cours de français. Ensuite, il faut articuler les connaissances qu’ils apportent les unes aux autres. Enfin, les livres qu’on lit, les pièces qu’on voit, doivent trouver leur place dans cet ensemble. Il faut faire des fiches, se rappeler les dates, tel mouvement littéraire et ses caractéristiques, tel genre littéraire, le contexte des œuvres… Comme le cours de maths, le cours de français se révise, et les lacunes culturelles, comme les lacunes méthodologiques, peuvent nécessiter une remise à niveau – stage ou cours à domicile – bien avant l’année du bac. C’est souvent à ce prix qu’on abordera la dernière ligne droite, l’année de terminale, sans stress. Réussir en français est un travail de longue haleine !

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