De nombreux étudiants, voulant intégrer des filières post-bac, choisissent les classes prépas. Elles aident chaque étudiant à se préparer aux concours des Grandes Écoles qui leur permettra d’en intégrer une. Beaucoup de mythes les entourent. Le Bon Binôme vous aide donc, à y voir plus clair et décrypte pour vous les différentes CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles) avec un dossier de plusieurs articles :

  1. Les classes préparatoires – Généralités (Sujet de cet article) 
  2. Les classes préparatoires économiques et commerciales
  3. Les classes préparatoires scientifiques/ingénieurs
  4. Les classes préparatoires littéraires (Khâgne & hypokhâgne)
  5. Les classes préparatoires agro/veto (BCPST)

Des classes prépas pour toutes les filières et affinités

Les Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE) sont accessibles après le bac (pour les bacheliers généraux, mais également pour les bacheliers de filières technologiques comme la STMG). Elles durent deux années. C’est le dossier scolaire des candidats uniquement qui constituent la sélection, et non les notes du Bac. La plupart du temps, ce sont les 3 trimestres de Première et les deux premiers trimestres de Terminale qui comptent. Les candidatures sont, en général, déposées via Parcoursup. Il ne restera plus que l’inscription administrative à réaliser une fois admis. 

Mais, certains établissements regardent aussi les bulletins de Seconde (Ginette par exemple). Les notes sont regardées mais on apprécie principalement le classement du candidat au sein de sa classe. Pour juger ce classement, on prend en compte la réputation du lycée du candidat.

Il existe des CPGE littéraires, économiques, ingénieurs et agro/veto. Lors de la sélection, les établissements regarderont en premier les matières en lien avec la spécialité de la CPGE choisie (exemple Mathématiques pour une MPSI) mais ils regarderont aussi les autres matières afin de sélectionner des profils équilibrés.

Ainsi, de mauvaises notes en français défavoriseront fortement le dossier d’un candidat en CPGE scientifique. Veillez donc à ne pas négliger de matière au lycée, vous pourriez le payer lors de vos candidatures.

De plus, il existe des classes préparatoires intégrées aux grandes écoles. C’est une équivalence à une licence 1 et 2 (L1 et L2), au sein même de l’école choisie. Cette dernière choisie les élèves au regard de leur bulletin de Terminale. 

Le rythme en classes préparatoires

Bien que spécialisées dans des domaines différents (lettres, économie, mathématiques, sciences physiques, biologie…), les CPGE ont toutes en commun une forte exigence envers les élèves qui sont évalués en permanence sous 3 formes :

  • Les devoirs sur table (DS) – 1 par semaine composé d’un examen écrit de 4 heures – pour s’exercer aux épreuves écrites du concours.
  • Les khôlles – 1 ou 2 par semaine : un examen oral de 1 h mêlant questions de cours et exercices – pour s’exercer aux épreuves orales du concours.
  • Les devoirs maison – La fréquence varie selon les établissements : un examen écrit à préparer à la maison.

« Vous travaillerez beaucoup, entre 70 et 100h par semaine. »

étudiant submergé de travail

Les CPGE sont réputées difficiles à vivre pour les étudiants, qui seraient coupés du monde pendant deux voire trois années. Cette vision est en partie vraie et découle de cette fréquence d’évaluation et de la forte exigence des professeurs. Mais tout ce travail mène à quelque chose ! C’est une réussite garantie aux concours des écoles, si l’étudiant s’investit un maximum.

Pour réussir, un étudiant en classe prépa doit beaucoup travailler et donc laisser de côté certaines activités du lycée (sport, musique, petits boulots, etc.). Le rythme des sorties entre amis va également considérablement se ralentir. Néanmoins, les CPGE ne sont pas une prison, la vie associative et l’ambiance qui y règne est le plus souvent amicale et bon enfant. Les étudiants s’y forgent souvent de très bons souvenirs et de fortes amitiés s’y créent.

entraide, travail en groupe

Contrairement aux universités, les élèves de classe préparatoire sont aussi encadrés qu’au lycée.

A la fin des classes préparatoires : les concours nationaux

« Il est important de ne pas choisir sa spécialisation uniquement en fonction de ses notes. »

A la fin des deux années des classes prépas, les étudiants passent des concours nationaux. Suivant la spécialisation choisie, les cursus et les concours diffèrent : École de commerce, École d’Ingénieur, École vétérinaire, etc. Il est donc très important de choisir sa spécialisation en fonction de ses appétences et du cursus voulu. En cas d’échec aux concours, il est possible de redoubler sa deuxième année pour les repasser.

Être passé par une classe prépa est toujours très apprécié par les recruteurs en début de carrière.

Par conséquent, on considère que dans la plupart des domaines, la voie des classes prépas est la voie royale. Être passé par une CPGE sera toujours un plus apprécié des recruteurs : elles sont la preuve de capacité d’endurance, de polyvalence, de rigueur . Les écoles recrutant sur ces concours sont pour la plupart de grande qualité et ouvrent la voie à de belles carrières.


Ce parcours universitaire vous intéresse ? Vous voulez en savoir plus ? N’hésitez pas à explorer nos articles sur les différentes spécialités des CPGE : 

Et enfin, il est important de jeter un œil au classement des CPGE dans chaque spécialité et de se renseigner par la suite sur les portes ouvertes. Vous pouvez regarder cela sur le site de l’Étudiant, palmarès des CPGE 2020.

Les commentaires sur "Les classes préparatoires – Généralités"

  1. Bonjour, je voulais savoir s’il était possible d’intégrer une prépa à bac+2 ou plus tard.

    1. Bonjour Hloum,
      Ce n’est pas interdit, mais c’est compliqué : côté inscriptions, Parcoursup n’est ouvert qu’aux néo-bacheliers ou aux bac+1 ; côté programme, cela dépend de ce que vous avez fait entre le bac et la prépa, mais il peut être difficile de se remettre à une matière qu’on a laissée de côté, dans un contexte concurrentiel comme celui des concours d’entrée aux grandes écoles ; enfin, les prépas Lettres et Eco sont plus ouvertes aux étudiants ayant fait une césure que les prépas scientifiques. Si vous avez le projet d’intégrer une prépa à bac+2, le plus raisonnable est de contacter le ou les lycées qui vous intéressent. Selon votre parcours post-bac, il est possible que vous leur paraissiez un bon candidat ! Pour plus d’informations, vous pouvez consulter cet article : https://www.cidj.com/etudes-formations-alternance/etudes-superieures/faire-un-break-avant-ou-apres-deux-ans-de-classe-preparatoire-bien-vu

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