« Tu es premier de la classe, j’espère ! » « Pourquoi ils ne t’ont pas donné les félicitations ? Tu les mérites ! » « Peut mieux faire ? Ça, ça veut dire que tu n’en fiches pas une rame ! ». Il est bien difficile de canaliser ses émotions quand on reçoit le bulletin scolaire de la chair de sa chair …

La réception du bulletin scolaire est toujours un moment très attendu mais aussi angoissant aussi bien pour les enfants que pour les parents. En tant que parent, nous avons forcément certaines attentes, parfois trop hautes, de la part de nos enfants. Alors comment réagir lorsqu’on reçoit le bulletin et qu’il n’est pas ce qu’on espérait ?

Lire le bulletin scolaire tranquillement avant d’en parler

La première chose à faire et de se garder de réagir à chaud. Il faut lire le bulletin intégralement avant d’en parler. Tant qu’à faire, c’est le moment de se rappeler notre propre angoisse d’enfant attendant le bulletin, les remarques qui nous ont démotivés et celles qui nous ont aidés à prendre confiance en nous…

Avant d’en discuter avec notre enfant, il faut d’ailleurs s’assurer qu’il ait lu attentivement le bulletin scolaire. Certains élèves attendent avec impatience, le soir du conseil de classe, le compte-rendu téléphonique de leur délégué. Ce compte-rendu n’est d’ailleurs pas forcément précis ni objectif. Puis les enfants se contentent de cette information, ou restent focalisés dessus.

Trop souvent, les enfants considèrent le bulletin comme une affaire entre les professeurs et les parents. D’autant qu’ils sont évoqués à la troisième personne dans la plupart des commentaires. Il est important qu’ils aient conscience que les conseils, compliments et mises en garde leurs sont directement destinés.

Bulletin scolaire

Demander à l’enfant comment il s’évalue

Dans l’idéal, il faudrait même commencer à parler du bulletin avant de l’avoir sous les yeux. Il existe en effet une excellente façon d’intéresser un enfant au contenu de son bulletin : lui demander d’imaginer à l’avance ce qu’il va être. Comment s’évalue-t-il ? Un professeur va-t-il lui reprocher son manque de travail ou sa conduite ? Un autre l’encourager à persévérer ?

La comparaison avec les commentaires des enseignants est éclairante : tel enfant, angoissé, s’attend au pire qu’il ne mérite manifestement pas, tel autre, parfaitement inconscient de gêner, trouvera très injuste d’être réprimandé. Quand on repère une telle disparité, en discuter est un excellent moyen de faire progresser un élève.

C’est aussi l’occasion de lui demander sur quoi il pense être jugé, et de souligner qu’aucun professeur ne prétend rendre compte d’autre chose que de ce qu’il a pu évaluer pendant trois mois. En particulier, qu’il n’est pas question d’amour dans un bulletin, pas plus que pendant un cours, et cela ne fait pas de mal de le rappeler ! Les élèves en difficulté ont plus souvent besoin d’être rassurés que d’être grondés.

Suivi au jour le jour, bulletin scolaire trimestriel : quel équilibre ?

Longtemps, jusqu’au jour du conseil, élèves et parents ignoraient presque tout : certaines notes, les coefficients, le classement… restaient mystérieux, en dépit de simulations effrénées des plus motivés sur leurs calculettes. L’Éducation Nationale a fait ce qu’elle a pu pour dédramatiser. La première révolution est la mise en place des Espaces Numériques de Travail, sur lesquels les professeurs renseignent les notes au cours de l’année.

Autre volte-face, le développement du livret de compétences en primaire et la quasi-totale absence de notes, et de classement. Nombre d’établissements ont aussi supprimé encouragements, compliments, et félicitations. Malheureusement, l’angoisse de la note et du classement disparue, l’indication qu’ils donnaient disparaît avec. Ainsi, doit-on, par exemple, s’inquiéter d’un smiley orange attribué à la compétence « reformuler après écoute » en fin de CE2 ? La seule solution est de se focaliser sur les commentaires de l’équipe éducative.

Réagir au bulletin scolaire : un plan d’action

Un fois posé que le bulletin est un état des lieux, pas un jugement dernier, reste à traduire la bonne volonté en stratégie. Il faut mettre en place un plan d’action réaliste, ce qui n’est pas si simple, et l’aide parentale est précieuse !


Votre enfant rencontre des difficultés en cours ou il souhaite améliorer ses résultats ? Découvrez nos solutions d’accompagnement scolaire à domicile : cours particuliers, stage de remise à niveau, stage intensif.



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *