Longtemps, personne ne s’est demandé comment apprendre, et encore moins comment apprendre à apprendre. Apprendre ? C’était simple : il s’agissait de mémoriser. On pouvait apprendre un poème, ses tables de multiplication, « le chapeau de la cime est tombé dans l’abîme »… On apprenait aussi à reproduire une démarche : poser une division, rédiger une dissertation. Dans l’un et l’autre cas, on attendait que l’enfant montre qu’il maîtrisait règles et codes, pas qu’il soit original ni drôle.

Qu’apprendre ?

Mais voilà que, peu à peu, on a cessé de se satisfaire de cette reproduction. On s’est mis à valoriser la démarche personnelle, l’originalité. Dans le même temps, l’idée qu’il fallait s’adapter est devenue un lieu commun : au progrès continu des technologies, à l’évolution constante du monde professionnelle, devait forcément répondre des apprentissages évolutifs. Double problème !

Une fois ces changements actés, en effet, il devient beaucoup plus compliqué de savoir quoi apprendre. Un cadre ? Un procédé ? Une démarche ? Une règle ? Un exemple, des dates ? Rien de tout cela n’est simple, rien de tout cela ne s’apprend pareil, et rien n’a l’air de suffire.

Comment l’apprendre ?

Les manuels regorgent maintenant de fiches méthode, d’exercices d’entraînement et de démonstrations “type”, de codes couleurs permettant de savoir ce qu’on doit comprendre et ce qu’on doit retenir,  de synthèses…

En cours, les professeurs expliquent comment prendre des notes, rédiger des réponses. Ils incluent parfois dans le cahier de cours le descriptif explicite, même en maths, d’une méthode qu’on apprenait jusque-là en faisant. Comment se fait-il que, alors qu’on consacre des heures à la “méthodologie” dont personne n’avait entendu parler avant, il semble que les élèves ne savent plus apprendre ?

Pourquoi ce besoin neuf d’apprendre à apprendre ?

Non seulement les attentes sont plus compliquées à appréhender qu’avant, mais les élèves sont moins bien armés pour les intégrer. En effet, pour diverses raisons, l’environnement des apprentissages est de plus en plus instable, leur légitimité de moins en moins évidente. Et quand on commence à douter… on est vite noyé dans un océan d’incertitudes.

  • le numérique a généré l’impression fausse que toute information, toute connaissance, est à portée de clic, et que la mémoriser ne sert à rien ;
  • les méthodes pédagogiques évoluent rapidement, sur le mode du “test” bien souvent ; elles sont plus ou moins novatrices, plus ou moins maîtrisées, et… plus ou moins fructueuses ;
  • des attentes nouvelles se sont fait jour : on a introduit de nouvelles matières, de nouvelles modalités d’évaluation pas toujours faciles à cerner ;
  • la place de la réflexion personnelle est de plus en plus importante, ce qui disqualifie, en pratique, les méthodes traditionnelles d’apprentissage par cœur de cours ou… de poncifs !

Comment faire, dans cet océan d’informations, pour trouver la bonne méthode ?

Le mieux, on le sait, est parfois l’ennemi du bien. Entre les neuromythes (profils d’apprentissage immuables, “boosts” chimériques des capacités cérébrales, idée qu’il faut imposer l’apprentissage de la lecture, des maths ou d’une seconde langue avant trois ou six ans… et autres fariboles) et les recettes infaillibles à la mode, on se perd. Néanmoins, les recherches contemporaines en neurosciences et… l’expérience, tout simplement, permettent de cerner des méthodes efficaces !

Se faire aider

Vous vous sentez désemparé devant le manque de méthode de votre ou vos enfant(s) ? Pour se faire aider, on peut avoir recours à :

  • Un professionnel, comme une orthopédagogue — notre partenaire Clothilde Ducray anime par exemple des stages de méthodologie à la rentrée et à la Toussaint ;
  • Un professeur particulier comme ceux du Bon Binôme ;
  • Les enseignants, qui sont souvent les mieux à même d’indiquer quelles sont leurs attentes !

Quoi qu’il en soit, n’hésitez pas à consacrer du temps à la question : ce sera un gain appréciable pour la suite.


Étape 1 sur 2

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